(Paragraphe 25) Durant la période Victorienne beaucoup de gens sur-socialisés souffrirent de problèmes psychologiques résultant de la répression de leur libido. Freud a de toute évidence basé ses théories sur l'observation de ce type de personne. Actuellement la socialisation se polarise désormais plus sur l'agression que sur la libido.
(Paragraphe 27) Cela n'inclue pas nécessairement les spécialistes des sciences "exactes".
(Paragraphe 28) Il y a beaucoup d'individus des classes moyennes et supérieures qui résistent à certaines de ces valeurs, mais leur résistance est plus ou moins souterraine. Une telle résistance ne rencontre que peu d'écho dans les mass media.
(Paragraphe 42) On peut avancer que la majorité des gens ne veulent pas prendre des décisions par eux-mêmes, mais préfèrent que des leaders le fassent pour eux. Il y a du vrai là dedans. Les gens aiment prendre des décisions sur des sujets anodins, mais le faire sur des questions complexes, fondamentales impose de faire face aux conflits d'ego, et la majorité des gens haïssent ce genre de conflits. C'est pourquoi ils se reposent sur d'autres pour s'occuper de ces questions. En général, les gens sont des suiveurs, pas des leaders, mais ils veulent pouvoir être en communication directe avec les dits leaders et participer par certains côtés aux décisions difficiles. Ils ont besoin d'autonomie, au moins à ce niveau.
(Paragraphe 44) Certains des symptômes exposés sont similaires à ceux des animaux en captivité : Expliquons comment ces symptômes apparaissent avec l'impossibilité de réaliser son processus de pouvoir. Le sens commun à propos de la nature humaine nous enseigne que la perte de buts requérant des efforts conduit à l'ennui, et que cet ennui à la longue amène à la dépression. L'impossibilité de parvenir à ces buts entraîne la frustration et l'affaiblissement de l'estime de soi. La frustration conduit à la colère, puis à l'agressivité, souvent à l'encontre des femmes et enfants. Il a été démontré qu'une frustration qui perdure se mue en dépression et que cette dernière génère culpabilité, trouble du sommeil, , de l'appétit, et des sentiments antisociaux. Les dépressifs recherche le plaisir comme antidote; ce qui donne un hédonisme insatiable, une sexualité débridée, agrémentée de perversions comme autant de stimulants. L'ennui aussi fait rechercher un plaisir excessif, puisque, en l'absence d'autres buts, le plaisir devient un but en soi. Ce qui précède est une simplification. La réalité est plus complexe, et évidemment, l'impossibilité de réaliser son processus de pouvoir n'est pas la SEULE cause des symptômes décrits. Ainsi, lorsque nous parlons de dépression, nous ne pensons pas nécessairement à la dépression clinique. En général, nous nous référons à des formes bénignes de dépression. Et quand nous parlons de buts, il ne s'agit pas de nécessairement non plus de buts à long terme, hors d'atteinte. Pour la majorité des gens au cours de l'histoire humaine, les buts de base (c.a.d, se nourrir soi-même et sa famille au jour le jour) ont été amplement suffisants.
(Paragraphe 52) Une exception peut être faite en ce qui concerne certains groupes passifs, contemplatifs, comme les Amish, dont l'influence est faible sur le reste de la société. En dehors de ces derniers, quelques authentiques petites communautés existent aux USA à l'heure actuelle. Par exemple, les gangs de jeunes et les "cultes". Tout le monde les considèrent comme dangereux, et ils le sont, car les membres de ces groupes sont d'abord loyaux les uns envers les autres, plutôt qu'envers le système ; ce qui fait que ce dernier ne peut les contrôler. Ou prenons les gitans. Les gitans se débrouillent généralement par des larcins et des fraudes car leur loyauté est telle qu'ils peuvent toujours trouver d'autres gitans pour témoigner de leur innocence. Evidemment le système serait secoué si trop de personnes appartenaient à de pareils groupes. Certains des penseurs chinois du début du 20ème siècle qui voulaient moderniser la Chine reconnurent la nécessité de détruire les petits groupes sociaux, comme la famille : "(suivant Sun Yat-sen) le peuple chinois a besoin d'une nouvelle vague de patriotisme qui transférerait la loyauté de la famille à l'état ... (suivant Li Huang) les attaches traditionnelles, particulièrement celles de la famille, doivent être abandonnées si le nationalisme doit se développer en Chine (Chester C. Tan, La pensée politique chinoise au 20ème siècle, page 125 et 297).
(Paragraphe 56) Oui, nous savons que les USA du 19ème siècle avaient leurs problèmes, et sérieux, mais dans un souci de concision, nous avons du nous exprimer de manière simplifiée.
(Paragraphe 61) Nous laissons de côté la "sous-classe". Nous parlons de la majorité.
(Paragraphe 62) Certains sociologues, éducateurs, professionnels de la "santé mentale", et ainsi de suite, font de leur mieux pour placer les désirs sociaux dans le groupe 1 en essayant de faire en sorte que chacun ait une vie sociale satisfaisante.
(Paragraphes 63,82) Le désir d'acquisition matérielle sans fin est il vraiment une création artificielle de la publicité et du marketing ? Il n'y a certainement aucune pulsion innée chez l'homme pour l'accumulation de biens matériels. Il y a eu de nombreuses cultures qui ne désiraient que peu de chose en plus de la satisfaction de leurs besoins élémentaires (Arborigènes d'Australie, Culture traditionnelle paysanne Mexicaine, quelques cultures Africaines). D'un autre côté, ont existé de nombreuses cultures préindustrielles où l'accumulation a joué un grand rôle. Ainsi, nous ne pouvons affirmer qu'aujourd'hui, cette particularité n'est qu'une création de la publicité et du marketing. Mais il est certain que la publicité et le marketing ont une part importante dans la création de cette culture de l'accumulation. Les gros trusts qui dépensent des millions en publicités ne le feraient pas si elles n'étaient pas sûres qu'en retour leurs ventes augmenteraient. Un membre de FC a rencontré il y a de cela 2 ans un directeur des ventes qui fut assez franc pour lui dire : "Notre boulot, c'est de faire acheter aux gens des choses qu'ils ne veulent pas et dont ils n'ont pas besoin". Puis il décrivit comment un vendeur novice pouvait présenter au public un produit avec ses seules qualités sans rien vendre, alors qu'un professionnel entraîné pouvait en vendre des tas au même public. Ceci montre que les gens sont manipulés pour acheter des choses qu'ils ne veulent pas vraiment.
(Paragraphe 64) Le problème du sentiment d'inutilité semble être devenu moins aigu depuis environ 15 ans, car les gens se sentent moins en sécurité physiquement et économiquement qu'ils ne l'étaient avant, et le besoin de sécurité leur a fourni un but. Mais le sentiment d'inutilité a été remplacé par la frustration de ne pouvoir atteindre à cette sécurité. Nous avons mis en avant le sentiment d'inutilité car les libéraux et les "gauchistes" voudraient résoudre nos problèmes sociaux en faisant en sorte que la société garantisse à chacun la sécurité ; mais si cela peut être fait, le problème du sentiment d'inutilité reviendra au premier plan. Le vrai malaise ne vient pas du fait que la société assure bien ou mal la sécurité de chacun ; c'est plutôt que les gens sont dépendants du système pour leur sécurité plutôt que de l'assurer eux-mêmes. Ceci, entre autres, explique pourquoi certaines personnes se remuent pour le droit de posséder des armes à feu ; la possession d'un fusil leur permet d'assurer cette partie de la sécurité.
(Paragraphe 66) Les efforts des conservateurs pour diminuer l'ingérence gouvernementale sont de peu de profit pour le citoyen moyen. D'abord, seulement une partie des réglementations peut être éliminée car elles sont majoritairement indispensables. Ensuite, la majeure partie de la réglementation concerne le commerce plutôt que l'individu, ce qui fait que le principal bénéfice de l'opération est de prendre le pouvoir des mains du gouvernement pour le donner à des firmes privées. Ce qui signifie pour le pékin moyen, que les ingérences gouvernementales dans sa vie privée sont remplacées par celles des trusts, ce qui peut leur permettre, par exemple, de rejeter plus de produits chimiques dans son eau et lui donner le cancer. Les Conservateurs prennent l'électeur pour un crétin, exploitant son ressentiment contre l'Etat Tout Puissant pour promouvoir le pouvoir du Grand Capital.
(Paragraphe 73) Quand quelqu'un approuve le dessein pour lequel une certaine propagande est utilisée, il la nomme généralement "éducation" ou emploie un quelconque autre euphémisme. Mais la propagande reste de la propagande quel que soit le but visé.
(Paragraphe 83) Ce n'est pas dans notre intention d'approuver ou désapprouver l'invasion du Panama. Nous illustrons simplement un point de raisonnement.
(Paragraphe 95) Quand les colonies américaines étaient sous domination britannique, il y avait moins de garanties pour la liberté qu'il y en eut après la Déclaration d'Indépendance. mais il y eut plus de liberté individuelle dans l'Amérique préindustrielle, que ce soit avant ou après la Guerre d'Indépendance, qu'après que la révolution industrielle ait mis le grappin sur ce pays. Nous avons extrait de "Violences en Amérique : perspectives historiques et comparatives", édité par Hugh Davis Graham et Ted Robert Gurr, au chapitre 12 par Roger Lane, pages 476 à 478 : "L'accroissement progressif des standards de propriété, et avec lui, l'augmentation de la confiance dans le renforcement des lois officielles (dans l'Amérique du 19ème siècle) ... était commun à toute la société ... Le changement dans le comportement social est tellement profond et généralisé qu'on peut suggérer un lien avec les plus fondamentaux des processus sociaux actuels, tel l'urbanisation industrielle, elle même ... Le Massachusetts en 1835 avait une population d'environ 660940 âmes, dont 81% de ruraux. Ces citoyens bénéficiaient d'une considérable liberté individuelle. Que ce soient les charretiers, les fermiers ou les artisans, ils étaient tous habitués à gérer leurs propres problèmes, et la nature de leur travail les faisait physiquement dépendre les uns des autres ... Les problèmes individuels, les délits, voire les crimes n'avait généralement pas de répercussions au niveau social ... Mais l'impact du double mouvement vers les villes et les usines, qui gagna en intensité vers 1835, eut un effet sur le comportement individuel qui s'accentua du 19ème au 20ème siècle. L'usine demanda de la régularité dans les attitudes, une vie gouvernée par l'obéissance au rythme de l'horloge et du calendrier, et aux demandes des contremaîtres et contrôleurs. En ville, l'obligation de vivre dans une promiscuité relative inhiba de nombreuses actions qui n'auraient posé aucun problème auparavant ... Le résultat de cette nouvelle organisation de vie et de travail devint apparent vers 1900, quand environ 76% des 2.805346 habitants du Massachusetts furent classés comme citadins. Des comportements violents ou hors normes qui avaient été tolérés dans une société indépendante et débonnaire ne purent plus être acceptés dans l'atmosphère formalisée et coopérativiste de cette période. Le mouvement vers la ville, en résumé, a produit une génération plus docile, plus socialisée, plus "civilisée" que la précédente".
(Paragraphe 117) Les zélateurs de ce système sont friands de pouvoir citer quelques élections où le sort s'est décidé à une ou deux voix près. Mais de tels cas sont rares.
(Paragraphe 119) "Aujourd'hui dans les pays technologiquement avancés, la vie des gens est très semblable, en dépit des différences religieuses, politiques ou géographiques. La vie de tous les jours d'un caissier chrétien à Chicago, d'un caissier bouddhiste à Tokyo, d'un caissier communiste à Moscou est bien plus proche que celle d'un homme ayant vécu il y a un millier d'années. Ces similarités sont dues à une technologie commune" L. Sprague de Camp, "Les anciens ingénieurs", Ballentine, page 17. Les vies de ces 3 caissiers ne sont pas IDENTIQUES. L'idéologie peut avoir son mot à dire. Mais toutes les sociétés industrielles, pour survivre, doivent évoluer A PEU PRES de la même façon.
(Paragraphe 123) Pensons simplement à un ingénieur en génétique fou qui fonderait un groupe terroriste.
(Paragraphe 124) Comme autre exemple de conséquences indésirables dues aux progrès médical, imaginons qu'un traitement efficace contre le cancer soit découvert. Même si le traitement est tellement onéreux qu'il ne peut être réservé qu'à une élite, cela réduira considérablement les efforts pour empêcher les émanations de substances cancérigènes dans la nature.
(Paragraphe 128) Comme beaucoup de gens peuvent trouver paradoxal qu'une quantité de bonnes choses puissent s'accumuler pour en donner une mauvaise, prenons une analogie. Supposons que M. A joue aux échecs avec M. B. M. C, un maître, regarde par dessus l'épaule de M. A. Evidemment M. A veut gagner, donc si M. C lui indique un bon mouvement à faire, il lui fait une faveur. Mais imaginons maintenant que M. C indique à M. A TOUS les mouvements à faire. A chaque fois, il fait une faveur à M. A, en lui montrant le meilleur mouvement, mais en faisant TOUS les mouvements pour lui, il gâche le jeu, ce qui fait que M. A n'a plus aucune envie de jouer à un jeu où quelqu'un lui indique tout ce qu'il a à faire. La situation de l'homme moderne est similaire à celle de M. A. Le système rend la vie de l'individu plus facile de bien des façon, mais ce faisant il le prive du contrôle de son destin.
(Paragraphe 137) Ici nous considérons seulement les conflits d'intérêt au sein de la majorité. Pour des raisons de simplicité, nous avons laissé de côté des idées "marginales" comme l'idée que la nature à l'état sauvage est plus importante que la prospérité économique de l'homme.
(Paragraphe 137) Les intérêts particuliers ne sont pas forcément d'ordre MATERIEL. Ils peuvent consister en la satisfaction d'un besoin psychologique, comme par exemple promouvoir une idéologie ou une religion.
(Paragraphe 139) Une réserve : Il est dans l'intérêt du système de permettre un certain degré de liberté dans des domaines bien particuliers. Par exemple, la liberté économique (avec les contraintes et limitations d'usage) a prouvé son efficacité pour la croissance économique. Mais seules des libertés contrôlées, circonscrites servent l'intérêt du système. L'individu doit toujours être maintenu en laisse, même si la laisse peut être parfois longue (voir paragraphes 94 et 97).
(Paragraphe 143) Nous ne voulons pas suggérer que l'efficience ou la capacité à survivre d'une société soit inversement proportionnelle au degré de pression ou de contrainte à laquelle cette société soumet son peuple. Ce n'est certainement pas le cas. Il y a de bonnes raisons de croire que la plupart des sociétés primitives ont soumis leur peuple à moins de pression que ne le fit la société européenne, mais cette dernière s'est montré de loin plus efficace et a vaincu les sociétés primitives du fait de l'avantage que lui conférait la technologie.
(Paragraphe 147) Si vous pensez qu'un accroissement de l'arsenal répressif est indubitablement bénéfique parce qu'il supprimerait le crime, rappelez vous que ce qui est défini comme crime par le système n'est pas nécessairement ce que VOUS nous appelleriez crime. Aujourd'hui fumer de la marijuana est un "crime", et, dans certaines parties des Etats-Unis, la possession d'armes à feu - avec permis ou non, peut l'être aussi, et la même chose arrive avec certaines méthodes pour éduquer les enfants, comme la fessée. Dans certains pays, la dissidence politique est un crime, et il n'est pas certain que cela n'arrivera pas aux Etats-Unis, car aucune constitution ou système politique ne dure éternellement. Si une société a besoin d'un très puissant arsenal répressif, c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette société ; ce peut être parce qu'elle soumet les gens à de telles pressions que ceux-ci se rebellent ou ne marchent dans le rang que contraints et forcés. Beaucoup de sociétés s'en sont sorti avec un faible système policier ou pas de système du tout.
(Paragraphe 151) Soyons en sûrs, les sociétés de jadis avaient des moyens d'influencer le comportement, mais ils étaient primitifs et d'une faible efficacité en regard de ce que permet maintenant la technologie.
(Paragraphe 152) Toutefois, certains psychologues ont publiquement exprimé leur mépris pour la liberté humaine. Et le mathématicien Claude Shannon a écrit dans Omni (août 1987) : "je pressent une ère où nous serons aux robots ce que les chiens sont aux humains, et je suis du côté des machines".
(Paragraphe 154) Ce n'est pas de la science-fiction ! Après avoir écrit le paragraphe 154, nous sommes tombés sur un article dans "American Scientific" relatant que des scientifiques étaient en train d'activement mettre au point des techniques pour identifier les criminels potentiels et pour les traiter par une combinaison de moyens biologiques et psychologiques. Certains d'entre eux plaidaient pour un emploi obligatoire du procédé, qui pourrait être au point très prochainement ("A la recherche du facteur criminel", par W. Wayt Gibbs, Scientific American, mars 1995). Vous pourriez être d'accord parce que le traitement pourrait être appliqué à ceux qui pourraient devenir des chauffards alcooliques (ils mettent la vie des autres en danger aussi), puis, dans la foulée, à ceux qui fessent leurs enfants, ensuite aux écologistes qui endommagent du matériel, et éventuellement à tous ceux dont le comportement est préjudiciable au système.
(Paragraphe 184) Un autre avantage de la Nature comme contre-idéal, est, que pour beaucoup de gens, elle inspire une sorte de respect associé à la religion, ce qui fait que la Nature peut éventuellement être idéalisée sur des bases religieuses. C'est vrai que dans beaucoup de sociétés, la religion a servi de support et de justification à l'ordre établi, mais il est aussi vrai qu'elle a fourni des fondements pour la rébellion. Ainsi, il peut être utile d'introduire un élément religieux dans la révolte contre la technologie, d'autant plus que la société occidentale n'a plus de solides fondations religieuses de nos jours. Actuellement, la religion est soit utilisée comme un moyen dérisoire et évident pour l'égoïsme à courte vue (beaucoup de conservateurs en font cet usage) ou même est cyniquement employée pour faire de l'argent facile (par la plupart des évangélistes), soit a dégénéré en un irrationalisme trivial (sectes fondamentalistes, "cultes"), soit stagne (Catholicisme, majeure partie du Protestantisme). Ce qu'il y a eu de plus proche d'une religion ces dernières années est la para-religion du "gauchisme", mais le "gauchisme" actuellement est émietté, et n'a plus de but clair et unificateur. Ainsi, il y a un vide religieux dans notre société qui peut éventuellement être comblé par une religion basée sur la nature par opposition à la technologie. Mais ce serait une erreur de concocter artificiellement une religion pour tenir ce rôle. Une telle religion "inventée" serait probablement un échec. Prenons l'exemple du mysticisme "Gaïa". Ses adhérents y croient-ils VRAIMENT ou jouent-ils un rôle ? Si c'est le cas, leur "religion" finira par faire un flop. Il vaut mieux ne pas essayer d'introduire la religion dans le conflit Nature/technologie, à moins que vous ne croyiez VRAIMENT à cette religion et trouviez qu'elle ne réponde à de profondes et authentiques aspirations chez beaucoup d'autres gens.
(Paragraphe 189) Supposons qu'un tel coup de boutoir final advienne. En pratique, le système techno-industriel devra être éliminé pans par pans, graduellement (voir paragraphes 4,167, et note 4.
(Paragraphe 193) Il est même concevable que la révolution pourra consister simplement en un changement d'attitude globale vis à vis de la technologie qui provoquera un lent déclin sans douleur du système techno-industriel. Mais si c'est le cas, nous aurions beaucoup de chance. Il est bien plus probable que le passage à une société non industrielle sera très difficile et générera de nombreux conflits et désastres.
(Paragraphe 195) La structure économique et technologique d'une société est de loin plus importante que la structure politique pour déterminer la façon dont l'homme moyen vit (voir paragraphes 95,119, et notes 16 et 18).
(Paragraphe 215) Cette affirmation s'applique à une forme particulière d'anarchisme. De nombreuses attitudes sociales sont qualifiées "d'anarchistes" et il est possible que beaucoup de ceux qui se considèrent comme anarchistes récusent notre affirmation du paragraphe 215. Par exemple, on doit noter que les anarchistes non violents ne considèrent pas FC comme un mouvement anarchiste et n'approuvent pas les méthodes violentes de FC.
(Paragraphe 219) Beaucoup de "gauchistes" sont aussi motivés par l'hostilité, mais cette dernière est probablement due à un besoin de pouvoir frustré.
(Paragraphe 229) Il est important de comprendre ce que nous entendons par quelqu'un qui sympathise avec ces MOUVEMENTS. Quelqu'un qui croit que les femmes, les homosexuels, etc, doivent avoir les mêmes droits que les autres n'est pas nécessairement un "gauchiste". Les mouvements féministes, gay, etc, qui existent dans notre société ont le côté idéologique qui caractérise le "gauchisme", et si quelqu'un, par exemple, pense que les femmes doivent bénéficier de droits égaux, il n'est pas obligatoire que cette personne ait de la sympathie pour les mouvements féministes tels qu'ils existent actuellement.