Une chatte est une chatte
Oui, je sais c'est un peu vulgaire de dire chatte. Il faudrait plutôt employer de joyeux euphémismes à l'usage des dames patronnesses, comme vulve, sexe (c'est ambigu ...), ou mont de venus. Enfin des termes qui ne gêneraient pas un Paul Valery ou un Paul Guth. De toute façon, ils sont morts (encore que je ne sois pas sûr en ce qui concerne Guth) ; alors pourquoi ces atermoiements ?
La chatte, vous connaissez ? Ce délicat buisson de pelage frisottant ne dissimulant que par coquetterie la grâce humide qui nous fera toujours bénir les femmes. Cette saveur âcre et douce en même temps, cette merveille contre laquelle on aimerait s'assoupir à tout jamais, mais que notre fureur nous impose d'explorer (dommage ; peut-être bien ...) ...
La chatte, comme vous le savez est ce qui différencie le film érotique (bâillements ...) du porno bien de chez nous que d'humbles artisans, à l'instar de Marc Dorcel, ont porté au pinacle du 7ème art. Dans le premier cas, pas de bite, mais quelques plans soporifiques sur une masse de poils pubiens, histoire de nous faire comprendre que monsieur tringle madame. Dans le second, un souci d'épilation maniaque, de façon à ce qu'on différencie bien le vagin de l'anus lors des traditionnelles séances de pilonnages répétés et réglés comme une messe de minuit. Même si je dois passer pour un bégueule, j'avoue de c'est dégueulasse, même si ça peut aider quelques branlettes laborieuses en fin de soirée.
Entendons nous bien : il ne s'agit pas de jouer les Bukowski au petit pied (d'ailleurs Bukowski m'emmerde), mais de rendre à César ce qui lui appartient, et à Zeus aussi, car on ne me fera jamais croire qu'il s'est métamorphosé en cygne dans le seul but de se faire lisser les plumes du col par Leda ...
Mon amour, viens t'asseoir sur ma bouche et souris moi, que ta toison chatouille mes marines, que tes saveurs m'envoûtent, que tes liquides emplissent ma bouche jusqu'au fin fond de ma gorge, et que le surplus ruisselle sur ma poitrine, comme un sang que tu m'offrirais translucide. Ecrase mes côtes, étouffe moi, mais laisse moi - un rien maladroit jusqu'à la mort -, laisse moi plonger ma tête jusqu'au corps de ton corps ...
Je t'aime ....
C'est sale !
Début |
Je |
Vrac |
Rien |
Y'a bon ! |
Liens